And when you fall, are you alive?
L’autre jour, mon significant other (pardonnez l’expression, j’aime bien ce terme qui n’a pas vraiment son équivalent en français) m’a montré une vidéo de Cat Power en 1996. Elle porte un pull rouge et joue sur une Flying V blanche, et de loin on pourrait croire que c’est moi. Même coiffure, même guitare, même silhouette. Je me suis demandée si on était tous comme ça, à ressentir une immense satisfaction quand on se reconnaît dans quelqu’un d’autre (a fortiori une personne cool). Je suis toujours ravie quand ça m’arrive. J’ai construit mon identité un peu comme ça, à vouloir ressembler à un personnage comme si je vivais dans un dessin animé : une dégaine reconnaissable de loin, une coupe de cheveux signature ou des tenues toutes faites, en piochant des influences à droite et à gauche façon Frankenstein. Je faisais beaucoup d'expériences avec mon look quand j'étais petite. Parfois, j'allais au collège avec une tenue ou un accessoire complètement WTF. J'étais toujours contente de moi en arrivant, et dès que je comprenais que non, ce pantalon pattes d'eph orange et ce t-shirt tie and dye satiné ne me donnaient pas l'air cool que je pensais avoir, la journée devenait épouvantable. Cela ne m'empêchait pas de recommencer de temps en temps. Peut-être que finalement, j'étais plus solide que ce que je pensais.
À la question "Quel personnage de A Knight of the Seven Kingdoms êtes-vous ?", j'ai obtenu la réponse "Vous êtes Dunk". Je suis le grand couillon, malgré mon mètre cinquante qui me placerait plutôt dans la catégorie "petit œuf". Je me disais que j’aimerais bien avoir un pote comme Dunk : un grand bonhomme robuste, honnête, simple et moelleux sur lequel on peut se rouler en boule comme un gros chat pour faire la sieste. Je suis fatiguée. Pas sûr que je sois en mesure d'être le Dunk de quelqu'un d'autre.
Il y a deux albums que j'ai beaucoup écoutés ces dernières semaines : The Broken Balladeer de Gus Englehorn et Iggy Swaggering Ungrateful Incessant Little Peeeaaaaaaaa (rien que ça) de Kabeaushé. Deux salles, deux ambiances, et pourtant j'ai réussi à les intercaler parfaitement dans mes journées. Je leur ai même trouvé des points communs dans leur manière de mettre en place des ambiances chaotiques mais organisées, sans se fixer de limites. Gus raconte ses histoires cheloues comme un ménéstrel habité (mais néanmoins slacker). Kabeaushé fait dans l'expressionnisme, les arrangements baroques et les rythmes saccadés. J'ai toujours admiré ces formes de jusqu'au-boutisme.
Je suis aussi retombée dans ma boucle grâce à Grian Chatten qui a sorti un quelques titres pour la BO d'un film dont je n'ai pas grand chose à faire, mais toute apparition de Grian peut transformer ma journée en petite célébration. Comme d'habitude, sa voix m'a fait frissonner tout le long de la colonne vertébrale. C'est mon ASMR. Ce n'est pas pour rien que je l'ai placé dans la barre de gauche de ce blog, tel le génie de la maison. Ce matin, en marchant pour aller au travail, ma playlist aléatoire m'a gratifiée de la bien nommée Favourite, que je n'avais pas écoutée depuis un certain temps. J'ai eu une boule dans la gorge en entendant "and I'm always looking over my shoulder, and each new day I get another year older". J'ai beau avoir écouté cette chanson jusqu'à la connaître dans ses moindres recoins, c'est toujours une phrase différente qui m'accroche selon l'humeur du jour.
Hier, à la manif du 8 mars, j'ai trouvé par terre un badge avec une image de Jafar qui roule une pelle au capitaine Crochet. Deux minutes plus tard, j'ai croisé un voisin d'immeuble qui portait un t-shirt à l'effigie de Jess Mariano. Je suis toujours contente quand la vie m'offre ce genre d'enchaînements incongrus.
Tu as raison, ce n'est pas facile à traduire "significant other" surtout avec cette dimension "neutre" d'alter ego ou de "deuxième dans le partenariat". Parce que "cher et tendre" ou "moitié", ça véhicule déjà en français beaucoup trop d'affect. :D :D
RépondreSupprimerOui, je trouve que nos expressions sont soit trop formelles, soit trop cucul… il manque un juste milieu !
SupprimerTu es allée dans une école d'art si j'ai bien suivi ton blog donc tu me comprendras peut être : moi, mon jeans ultra décoré de dessins au bic et mon haut de pyjama *emoji jeune et con* lol
SupprimerAh oui je relate à 100%
SupprimerAlies pa 'vez lâret din on heñvel eus unan bennak "brudet" n'on ket re a-du ha ne gavan ket se cool. :(
RépondreSupprimerFellout 'rafe din kaout ar santad-se un deiz !
D’am soñj eo peogwir n’eo ket bet kavet c’hoazh an den cool heñveldout, c’hoarvezout a raio me zo sur (hag emaon o klask bremañ haha)
SupprimerAha dreist, hast 'm eus gwelout piv a gavi !
Supprimer