My rollercoaster's got the biggest ups and downs

Cette semaine a été intense en émotions, j’ai attendu que ça se tasse un peu pour prendre le temps d’écrire. Affalée dans mon canapé avec le chat, je récupère doucement, ça prend du temps. Comme prévu, on est remontés sur scène mardi soir, dans un contexte qui m’a fait faire un peu de gymnastique avec mes histoires de cloisonnement, car j’étais sous mon identité d’artiste devant une bonne partie de mes collègues de boulot ainsi que pas mal d’étudiant·es qui ne me connaissent qu’en tant que gobelin administratif. Ça faisait deux ans qu’on n’avait pas joué en public, autant dire que le combo mains moites et jambes tremblantes était à son comble. J’aurais aimé pouvoir me débarrasser de mon enveloppe physique à ce moment-là : pas de problème avec le fait d’être entendue, mais être vue c’est autre chose (même cachée derrière une Flying V). Mon corps tout raide, trop gauche, mes mimiques crispées d’animal pris dans les phares d’une voiture. Mais c’est passé, sans catastrophe. J’ai parlé un peu au micro, awkward comme d’habitude, j’ai verbalisé mon trac et on m’a dit que c’était bien de l’avoir fait. Il paraît que je suis douée pour faire croire que je suis calme.
En allant prendre l’air juste après avoir joué, deux jeunes gens adorables sont venus nous dire qu’iels aimaient ce qu’on faisait depuis longtemps et que ça leur faisait plaisir de nous rencontrer. J’ai toujours du mal à recevoir ces compliments, habituellement c’est moi qui les fais, c’est moi qui manifeste mon admiration, c’est trop étrange de se retrouver de l’autre côté. J’aurais pu pleurer je crois. C’est ce qu’on s’est toujours dit en faisant de la musique sans plan de carrière, avec des longs temps de pause et une DA bancale. Si ça plait à trois personnes c’est déjà bien, si des jeunes nous citent en référence alors on a gagné. Reste la prochaine épreuve : revoir les photos/vidéos, avoir envie de se cacher sous terre. Je comprends tellement les gens qui jouent avec des masques ou des cagoules.
Hier, accident tragique. En passant l’aspirateur, telle une énorme patachon j’ai fait tomber ma guitare folk qui s’est cassée à la base de la tête. Ça a déclenché un truc un peu rigolo : un gars que j’ai connu en première année des beaux-arts est venu me parler en DM. Je le trouvais cool et on ne s’était jamais donné de nouvelles depuis genre 2008, un mal pour un bien donc. Je suis quand même bien dégoûtée car je tiens à cette guitare, que j’avais achetée avec un de mes premiers salaires quand j’étais étudiante. Il y a des oiseaux gravés dessus, c’est un peu la classe. Mais peut-être qu’elle était vexée que je l’utilise pour chanter des conneries.
J'ai fait tomber mon banjo en passant l'aspirateur cette semaine aussi! Le manche s'est cassé en deux, je suis dégoûtée. Je compatis.
RépondreSupprimerPurée, y a un truc dans l’air ? C’est nul en tout cas :(
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