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How Lo do you like your Fi?
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Je ne me lasse pas de cet album de Richard, le capitaine. J’écoute très peu de chansons en français, mais il y a quelque chose dans cette voix jeune et mélodieuse qui marmonne un peu, ces parties de guitares sublimes et le grain lo-fi de l’ensemble qui touche une corde sensible, qui appuie parfaitement là où il faut. Comme à mon habitude, je suis toujours émue par les outsiders, et je retrouve quelque chose de cet ordre dans ses textes très beaux mais aussi un peu étranges, un peu à côté. Dans l’une de ses chansons, les percussions sont enregistrées dans une cuisine. Et je repense à cette citation issue du livre Endless Endless, a lo-fi history of the Elephant 6 mystery : "Another overlooked aspect of lo-fi music […] is that it is often quieter. Even when turned up loud, it can sound almost like a whispered secret meant only for you or like eavesdropping on one meant for someone else, something you’re not supposed to share or you’re not supposed to hear, or both". Voilà exactement comment je qualifierais cet album : une collection de secrets, presque des lazy confessions. Ça me rappelle quand j’ai vu les Moldy Peaches à Londres, Kimya Dawson avait évoqué le fait que ses chansons s’écoutent généralement seul·e, et qu’elle était toujours étonnée d’entendre le public les reprendre en chœur, comme si toutes ces solitudes se réunissaient au même endroit.
À l’autre extrémité de l’échelle, j’ai récemment découvert Jim E. Brown que je prends pas mal de plaisir à écouter (hélas pour mes voisins). Outsider d’un autre registre, il incarne un personnage grotesque et peu élégant (euphémisme) qui déclame des insanités sur des instrus synth-pop très accrocheuses (enfin, d’après moi). Même si certains de ses textes sont un peu dégueu, il faut avouer que la vulgarité, lorsqu’elle vient de Manchester, a une autre saveur, et que son sens de la formule est indéniable. J’ai toujours été musicalement très polarisée entre les grand·es mélancoliques et les hurluberlus qui me font tout simplement rire. Je pense qu’il y a une part de catharsis là-dedans, comme quand on est enfant et qu’on dit des gros mots par pur plaisir. Je me souviens par exemple de ma 3e année d’études, où après avoir passé l’année à pleurer en écoutant Neutral Milk Hotel, lorsqu’à l’approche du diplôme le stress montait de jour en jour, je n’arrivais plus à écouter autre chose que The Lonely Island, Jon Lajoie ou Flight of the Conchords (c’était l’époque). L'expression "Jizz in my pants" était prononcée plusieurs fois par jour dans ma coloc, la grossièreté fonctionnant comme un antidote à l’anxiété. Je ne tire évidemment aucune fierté de ma propension à être bon public pour ce genre de bêtises, il faut bien entendu faire le tri. Et ça, pour le coup, il n’y a qu’en anglais que ça fonctionne sur moi.
En parlant de langue anglaise et de voix, j’ai écouté hier le dernier podcast de The Blindboy, où il est question d’une récente étude concernant l’autisme et plus particulièrement l’état de flow, qui est en gros cet état d’intense bien-être lorsque l’on s’adonne à une activité créative ou qu’on se plonge dans quelque chose qui nous passionne, en oubliant tout le reste. The Blindboy parle d’une voix très apaisante, avec un accent irlandais qui est sans doute l’un des plus agréables qu’il m’ait été donné d’écouter (je parlerai peut-être un jour de ma fixation sur les accents d’outre-Manche, en ce moment j’essaie d’apprendre à tous les identifier). Le fil conducteur de cet épisode est son obsession pour les goélands, c’est tout simplement un délice. Certains de ses propos tapent très juste en ce qui me concerne, comme par exemple lorsqu’il raconte qu’avant son diagnostic, il était persuadé d’être bizarre par choix. Ou quand au lycée, on lui demande pourquoi il n’a pas rendu son devoir d’économie, il explique qu’il n’a pas pu le faire car il était trop occupé à écouter Cypress Hill, que peut-être d’ici un mois il s’intéresserait à l’économie mais que pour l’instant, quand il écoute Cypress Hill, il ne peut pas penser à autre chose. C’est d’une logique implacable.
My rollercoaster's got the biggest ups and downs
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Cette semaine a été intense en émotions, j’ai attendu que ça se tasse un peu pour prendre le temps d’écrire. Affalée dans mon canapé avec le chat, je récupère doucement, ça prend du temps. Comme prévu, on est remontés sur scène mardi soir, dans un contexte qui m’a fait faire un peu de gymnastique avec mes histoires de cloisonnement, car j’étais sous mon identité d’artiste devant une bonne partie de mes collègues de boulot ainsi que pas mal d’étudiant·es qui ne me connaissent qu’en tant que gobelin administratif. Ça faisait deux ans qu’on n’avait pas joué en public, autant dire que le combo mains moites et jambes tremblantes était à son comble. J’aurais aimé pouvoir me débarrasser de mon enveloppe physique à ce moment-là : pas de problème avec le fait d’être entendue, mais être vue c’est autre chose (même cachée derrière une Flying V). Mon corps tout raide, trop gauche, mes mimiques crispées d’animal pris dans les phares d’une voiture. Mais c’est passé, sans catastrophe. J’ai parlé un peu au micro, awkward comme d’habitude, j’ai verbalisé mon trac et on m’a dit que c’était bien de l’avoir fait. Il paraît que je suis douée pour faire croire que je suis calme.
En allant prendre l’air juste après avoir joué, deux jeunes gens adorables sont venus nous dire qu’iels aimaient ce qu’on faisait depuis longtemps et que ça leur faisait plaisir de nous rencontrer. J’ai toujours du mal à recevoir ces compliments, habituellement c’est moi qui les fais, c’est moi qui manifeste mon admiration, c’est trop étrange de se retrouver de l’autre côté. J’aurais pu pleurer je crois. C’est ce qu’on s’est toujours dit en faisant de la musique sans plan de carrière, avec des longs temps de pause et une DA bancale. Si ça plait à trois personnes c’est déjà bien, si des jeunes nous citent en référence alors on a gagné. Reste la prochaine épreuve : revoir les photos/vidéos, avoir envie de se cacher sous terre. Je comprends tellement les gens qui jouent avec des masques ou des cagoules.
Hier, accident tragique. En passant l’aspirateur, telle une énorme patachon j’ai fait tomber ma guitare folk qui s’est cassée à la base de la tête. Ça a déclenché un truc un peu rigolo : un gars que j’ai connu en première année des beaux-arts est venu me parler en DM. Je le trouvais cool et on ne s’était jamais donné de nouvelles depuis genre 2008, un mal pour un bien donc. Je suis quand même bien dégoûtée car je tiens à cette guitare, que j’avais achetée avec un de mes premiers salaires quand j’étais étudiante. Il y a des oiseaux gravés dessus, c’est un peu la classe. Mais peut-être qu’elle était vexée que je l’utilise pour chanter des conneries.
Do we have to fix it all?
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Ça fait un moment que je tourne et retourne cette note dans ma tête, en me demandant si c’est une bonne idée de l’écrire. Et puis, hier, Sophiə a posté ce texte qui m’a beaucoup parlé, intitulé "From swiftie to audhd, ou comment Taylor Swift m’a aidé à comprendre que j’étais autiste". Bon, moi, ce n’est un secret pour personne, j’ai toujours collectionné les obsessions. Que ce soient les intérêts spécifiques, ceux qui sont toujours là avec une intensité variable (voire des périodes de dormance), ou les hyperfixations très intenses qui disparaissent comme elles sont apparues. Mais j’ai aussi récemment découvert un autre terme qui résonne particulièrement avec mon vécu : la limérence. Un bien joli mot qui désigne quelque chose de pas toujours très agréable.
Depuis que je suis toute petite, je me suis toujours désignée comme amoureuse. Ça a commencé vers l’âge ou j’ai su lire. Ma voisine de dix ans mon aînée, qui me gardait parfois, laissait traîner des magazines pour adolescentes dans lesquels je recopiais des poèmes que je glissais dans le cartable du garçon qui me plaisait (humiliation cuisante car il donna l’enveloppe à la maîtresse qui lut ma lettre en public, car oui en grande section on ne sait généralement pas lire). Plus tard, entre la sixième et la seconde, j’ai fait une énorme fixette sur un autre garçon. Au lycée, j’ai commencé une correspondance avec lui par mail. Bien qu’il ne partageait pas mes sentiments, ils s’est heureusement très bien comporté à mon égard et a même fait preuve de beaucoup d’empathie (j’ai à la fois envie de le remercier et de lui présenter mes excuses). Dit comme ça, c’est un peu mignon, mais en réalité, cet amour incontrôlable prenait absolument toute la place dans mes pensées et je me faisais tout un tas de scénarios, je collectais toutes les informations que je pouvais trouver à son sujet, j’en parlais (tout le temps, beaucoup trop) à mes amies. Bien sûr, comme ce n’était pas réciproque, ça me rendait aussi extrêmement malheureuse. On pourrait dire que j’étais tout simplement une forceuse, mais ça ne s’arrête pas là. En fait, je ne faisais aucune hiérarchie entre être fan de Leonardo DiCaprio et être amoureuse de ce gars. C’était bien plus qu’un simple crush, comme si cette personne était un intérêt spécifique à part entière. C’est donc ce qu’on appelle la limérence, et qui est particulièrement fréquent chez les personnes autistes.
Il y en a eu d’autres entre temps, mais je vous épargne les détails gênants. Je suis en couple depuis 2010, et je pensais qu’être dans une relation qui fonctionne allait faire disparaître ce truc que je me traîne depuis toujours comme une maladie ou un secret honteux. Que nenni bien sûr, la limérence est plus sournoise que ça et trouve simplement d’autres endroits où se glisser. Un musicien par-ci, un acteur par-là. Cela ne change absolument rien à l’amour que j’éprouve pour mon compagnon. Ce sont simplement d’autres formes d’attachement pas toujours saines, avec lesquelles je compose comme je peux. La plupart du temps, ce sont des gens que je ne rencontrerai jamais, c’est assez commode. Mais il est arrivé par deux fois que mon obsession se porte sur des personnes que j’ai rencontrées dans la vraie vie (en traînant dans le milieu artistique et musical indé, c’est le risque). Là, c’est un peu plus tricky, et ça m’a amené à culpabiliser énormément avant de me poser les bonnes questions : quelle est la nature de cette attirance ? Est-ce du désir ? Est-ce que je souhaite vivre quelque chose avec cette personne ? La réponse réside plutôt dans ce que je vois chez cet individu : souvent, des qualités que j’aimerais avoir et qui me font défaut. Une esthétique, une vibe, le talent, l’optimisme ou le chill. L’une de ces deux fois où j’ai manifesté de la limérence pour quelqu’un à qui j’ai eu l’occasion de parler, je me rappelle cette phrase prononcée sur un balcon alors que j’avais trop bu : "I don’t want to fuck you, I want to be you". Ce qui ne ma pas empêchée d’être au fond du trou quand il a terminé la soirée avec une de mes amies, car oui c’est quand même un peu vicieux cette affaire. Il est aussi question, je pense, d’un désir d’exister aux yeux de l’autre sans forcément qu’il ne se passe quoi que ce soit.
J’ai vraiment beaucoup de chance d’avoir un compagnon qui match my freak comme on dit, parce que je n’ai désormais plus aucun problème à lui en parler et que ça ne lui paraît même pas si bizarre. Il m’a fallu du temps pour dépasser la honte et la culpabilité qui sont comprises dans ce paquet cadeau bien pourri. Ma meilleure pote est toujours là pour recevoir mes messages intempestifs qui n’exigent aucune réaction mais que je ne peux m’empêcher d’envoyer, comme un oiseau qui offre des brindilles et des petits cailloux. À l’heure actuelle, c’est un problème non-résolu. Ou peut-être pas un si gros problème, au fond. Je réinterroge ma position de fan, c’est quelque chose qui a toujours fait partie intégrante de ma personnalité. Je m’intéresse à des espaces en ligne dont je n’ai jamais fait partie par peur du jugement (à part le forum du fan club français de Metallica où j’avais mes habitudes en 2003, lol). Et je pense que la créativité peut être une manière de gérer tout ça, donc je fais des expériences. Ma capacité à séparer fiction et réalité est suffisante pour refuser de me rendre malheureuse. Je commence tout juste à accepter cette part de moi. Et oui, c’est un peu creepy et un peu puéril, mais c’est la vie. J’ai un petit mage médiéval qui tient une lettre d’amour tatoué sur le mollet, je crois que je sais pourquoi.
Oh such a spring
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Objects in the mirror are closer than they appear
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Le premier avril, j’ai lu une bonne nouvelle : Justine Triet a casté Ewan M. dans son prochain film. J’ai vérifié l’information plusieurs fois avant de me réjouir, puis je me suis dit que personne n’avait d’intérêt à inventer ça à moins de vouloir me nuire personnellement. Pour fêter ça, j’ai lancé un rewatch de House of the Dragon histoire d’avoir tout en tête avant la saison 3 (c’est vraiment un très bon soap-operruque). J’y vois quelques similitudes avec Succession : tout le monde est bien placé sur l’échelle de la détestablilité, et Aemond et Aegon pourraient être des avatars blonds unhinged de Kendall et Roman Roy. La fantasy m’est toujours apparue comme un genre ennuyeux mais les familles dysfonctionnelles et les mauvais choix sur fond de mœurs médiévales, je trouve ça paradoxalement divertissant. Je ne fais pas partie des gens qui trouvent cette série spécialement mal écrite. En tout cas, j’ai toujours une sorte de syndrome de Stendhal à chaque apparition de mon problematic fav le prince à un œil, partagée entre l’envie de lui coller une gifle et celle de lui faire un câlin. Les deux peut-être. Comme je suis toujours dans la modération, j’ai eu envie d’écrire un mot de remerciements à Justine Triet. Je lui fais confiance.
En me remettant au dessin avec Machine Head en fond sonore, je méditais sur mon travail artistique et cette fâcheuse tendance à tout cloisonner. Je prends de toute évidence beaucoup plus de plaisir à faire ce que je ne considère pas comme du travail sérieux. À ce stade, mon travail artistique sérieux (ou du moins celui que j’ai considéré comme tel) est devenu quasi-inexistant pour plein de raisons, et c’est sans doute moins grave que cela en a l’air même si parfois ça me rend triste. Mais en fait, le problème, c’est que j’ai accumulé trop de casquettes avec le temps. Séparer chaque pratique, donner des noms différents à telle et telle chose, avoir un emploi, comme si tout cela ne pouvait pas coexister sereinement. Cette impression de devoir fonctionner en mode sous-marin, en adoptant des personnalités différentes selon le contexte, en brouillant les pistes et en laissant des messages cryptés un peu partout. La panique des interférences, comme si le monde allait s’écrouler au moindre télescopage. Ma collection de couvre-chefs prend trop de place, alors qu’il me suffirait peut-être juste d’une antenne lumineuse de poisson des abysses.
Interlude : Body and Soul
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Elephant in the room
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Quand j’ai lu Frankie Addams de Carson McCullers pour la première fois, j’ai su dès les premières lignes que cette histoire allait être importante dans ma vie. On l’étudiait en cours de littérature, quand j’étais en fac d’anglais et que je faisais n’importe quoi. J’ai encore en tête l’intonation de la professeure quand elle prononçait le mot freakishness, et à quel point celui-ci résonnait en moi d’une manière presque solennelle. J’ai dix livres qui m’attendent mais j’ai envie de relire Carson McCullers. Je suis toujours heureuse quand je retrouve cette freakishness dans d’autres personnages, j’en ai tout un tas en stock.
Aujourd’hui, j’ai fait du travail en perruque : j’ai utilisé le matériel du boulot pour imprimer des images qui m’obsèdent depuis trop longtemps, dans le but de me remettre à dessiner. J’ai acheté une grosse boîte de crayons chers l’année dernière, il est temps de m’en servir. C’est toujours comme ça, il faut que je ressasse des trucs jusqu’à l’épuisement avant d’en faire quelque chose. Et au final, tout ce que je fais part du travail des autres. Je n’ai jamais vraiment su inventer des choses, je suis plutôt du genre éponge ou tube digestif. C’est parfois frustrant, mais sans doute pas si grave au fond.
J’ai lu avec du retard cette note de La Lune Mauve où il est question du club du cringe, d’après un commentaire que Stenia a laissé sur ma première publication ici. Incroyable, me dis-je, il aura donc fallu que je me remette à écrire des bribes de trucs sur internet à 38 ans pour qu’un club me tende les bras, comme ça, sans que je ne fasse des pieds et des mains pour y entrer (alors que je me serais plutôt vue traîner autour de la porte, en effet). Mais j’ai envie de remercier tout le monde pour l’accueil, je me sens plutôt à ma place dans le club du cringe. Genre, là, j’écris, et y a des gens qui viennent lire. Incroyable.
En fait, il est tout à fait possible que j’appartienne aussi a un autre genre de club. Un faisceau d’indices concordants me mènent vers une hypothèse en cours de vérification, je mène l’enquête avec ma loupe et mon imper pour savoir comment nommer l’éléphant dans la pièce. Je vous tiendrai au courant.
You’ll never miss what you never had
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Je me suis encore retrouvée à chantonner ce refrain des Vaselines hier soir, en cassant un œuf sur ma galette complète avant de reprendre une gorgée de vin blanc. Si je devais me faire tatouer les paroles d’une chanson, ce serait probablement celles-ci : you’ll never miss what you never had.
Je l’ai chanté à tous les âges et en toutes circonstances, pour les amours à sens unique et les projets jamais concrétisés, pour les endroits que je n’ai jamais visités, les choses que je n’ai pas achetées, les fantasmes irréalisables. Comme pour me convaincre.
Nous sommes le 15 mars, il y a 7 ans j’allais voir un de mes musiciens préférés en concert. En lui écrivant sur Instagram on avait réussi à le faire venir boire un verre avec nous au bar de la salle, et la soirée s’était poursuivie en backstage après avoir pris plein de photos débiles. C’était très drôle, malgré le fait que j’ai à peu près tout oublié car j’avais trop bu. Je sais qu’en fin de soirée j’ai reçu le hug le plus confortable de toute l’histoire des hugs, moi qui n’aime pas trop ça habituellement. Et que quelques mois après, je me suis sentie obligée de faire un petit zine sur cette histoire parce que je ne sais rien garder pour moi. Je lui en ai envoyé un exemplaire. Quelques années plus tard, il a sorti une chanson qui parle d’oublier des trucs et j’ai bien aimé la coïncidence.
You’ll never miss what you never had.




